FAQ

En ces temps troublés pour nous tous et pour nos petites bêtes à poils, il était important que nous réagissions afin de vous fournir les informations les plus fiables et justes qui soient, sur la manière d’aborder cette crise sanitaire. Des idées fausses et dangereuses circulent à propos de ce virus et de son impact sur nos compagnons.

Nous allons donc tenter de répondre à quelques questions clés pour vous aider au mieux.

Enfin si toutefois, vous ne trouvez pas vos réponses ici, vous les trouverez auprès de l'un des bénévoles de VetCall via ce formulaire.

Voir tout Chien Chat COVID19 Confinement Déconfinement Associations

Tout d’abord, il n’y a pas un, mais probablement des dizaines de types de coronavirus présents sur l’ensemble de la planète. C’est, en réalité une famille de virus qui concerne toutes les espèces, dont l’homme, avec des souches à l’impact très variable sur la santé. Le virus responsable de la crise sanitaire actuelle conduisant au confinement de plus de de la moitié la population mondiale, SARS-COV2. De plus, il est la source de la maladie portant un autre nom de code, COVID-19.

Seuls certains coronavirus sont capables de passer de l’animal à l’homme, à savoir les béta-coronavirus, connus notamment pour avoir été retrouvés sur des chauve-souris. Ils sont transmissibles directement à l’homme ou par un hôte intermédiaire, le pangolin.

Les données actuelles ne permettent pas encore d’élucider totalement l’origine de cette pandémie. Les chercheurs suggèrent que le SARS-COV 2 serait issu de la recombinaison génétique entre un coronavirus de chauve-souris et celui d’un pangolin. Cette modification aurait ensuite été contaminante pour l’homme, notamment sur des marchés alimentaires asiatiques, où l’on retrouve parfois ces deux espèces à l’état vivant.

On ne sait pas grand chose sur ce virus car il est finalement assez nouveau. Nous avons toutefois quelques élements de réponse.

Des cas très rares de chiens porteurs de virus ont été observés en Asie, à partir de la contamination par leur propre maître. On ignore encore beaucoup de choses sur ce nouveau virus ; des études sont en cours sur le sujet.. Il apparaît a priori qu’aucun chien, même porteur, n’aurait pu transmettre le virus à un autre animal ou à l’homme. Il se résumerait à un simple « objet » pouvant contenir à sa surface, dans ses voies respiratoires et dans sa cavité buccale, des virus en petit nombre.

Concernant les chats, ceux-ci sont très régulièrement diagnostiqués comme porteurs d’infections liées aux coronavirus. Néanmoins, ces coronavirus viennent de souches différentes du COVID-19 ; ils ne sont pas transmissibles à l’homme.

Cependant, aucune transmission du COVID-19 de l’animal à l’homme n’ayant pu être mise en évidence à ce jour, il est peu probable que le virus puisse être attrapé à partir de l’un de de nos compagnons.

Par précaution, c’est la fin des gros câlins et des léchouilles avec les animaux ayant vécu chez des personnes atteintes de la maladie ! Mais bien entendu, vous pouvez vivre sans soucis avec vos animaux de compagnie.

Nous ne savons que très peu de choses à ce sujet. C’est pourquoi des études sont en cours pour mieux comprendre la sensibilité des différentes espèces animales au virus COVID-19, ainsi que pour évaluer la dynamique de l’infection chez les espèces animales sensibles.

Deux chiens ont été testés positifs au coronavirus à Hong-Kong fin février 2020 alors que leurs propriétaires avaient le COVID-19. Les deux chiens n’ont jamais présenté de signes cliniques et il n’a jamais pu être prouvé que les charges virales de ces animaux ont pu être suffisantes pour contaminer à leur tour d’autres personnes.

Ces cas ne permettent pas de conclure quant à la dangerosité de la transmission de l’homme à l’animal ou entre animaux (et encore moins de l’animal à l’homme).

À ce jour, aucune directive n’a été donnée concernant les tests pour les animaux de compagnie France.

Tout d’abord, pas de panique. La profession vétérinaire s’est, elle-aussi, organisée. Contrairement aux médecins humains, elle ne vit pas une période de sur-activité. En revanche, pour la plupart des cliniques vétérinaires, il y a un manque de personnel parfois massif obligeant les structures à réduire leurs horaires, voire à fermer.

Tous les vétérinaires ont l’obligation d’assurer la « continuité des soins » et doivent, d’une manière ou d’une autre, soit vous recevoir, soit vous orienter vers une structure qui fonctionne. Ce service (affichage, message ou standard téléphonique) est obligatoire et gratuit.
Actuellement, les autorités administratives de la profession vétérinaire ont, en accord avec le gouvernement, édicté un certain nombre de règles pour le fonctionnement des services de santé vétérinaire :
• Si le degré d’urgence de la situation médicale est évalué au cas par cas et par le professionnel lui-même, il est demandé de différer l’ensemble des actes pouvant attendre : vaccinations, interventions de convenance, contrôles ou suivis médicaux non urgents, etc...
Un flou subsiste quant à la réalisation de certains actes comme la vaccination des chats « qu’on ne pouvait pas empêcher de sortir », de même pour leur stérilisation. Là-aussi, il peut y avoir un certain degré d’adaptation personnelle.
La santé de ma boule de poils
• La clinique qui vous recevra doit vous imposer les gestes barrières : une seule personne au plus pour accompagner l’animal, désinfection disponible à l’entrée, distances maximales entre l’accompagnant et l’équipe soignante (beaucoup de cliniques refusent l’accès aux propriétaires) et éventuel questionnaire santé à remplir avant la consultation.
• Toutes les visites médicales se font exclusivement sur rendez-vous. La vente d’aliments et de médicaments est autorisée dans le respect des règles actuelles liées aux gestes barrières.

Pour finir sur une note plus gaie, de nombreuses initiatives ont vu le jour et continueront d’apparaître pendant cette crise, témoignant de la mobilisation générale.

La profession vétérinaire s’est largement impliquée pour fournir du matériel médical (respirateurs, concentrateurs d’oxygène, etc...) ou proposer son aide aux hôpitaux et cliniques sur l’ensemble du territoire.

De plus, la technologie se met aussi au service de la profession. Certaines applications, comme la plateforme téléphonique VetCall, émergent afin de maintenir la relation entre les propriétaires d’animaux et les professionnels de santé vétérinaire.

VetCall est un centre d’appels vous mettant en relation avec des vétérinaires et des étudiants vétérinaires bénévoles qui pourront répondre directement à vos questions ! Cette initiative a pour objectif d’alléger les cliniques vétérinaires et rassurer de nombreux propriétaires afin d’éviter des maladresses sur leurs boules de poils.

Afin de protéger votre animal, certaines précautions sont à prendre. Il est préférable de limiter la divagation à l’extérieur de votre chat et de réduire le périmètre de sortie de votre chien. Ces mesures réduiraient les risques de contamination de votre boule de poils.

Il faut appliquer le plus possible vos gestes préventifs. Même si les balades sont courtes et les jeux avec les autres chiens interdits, il est possible que votre compagnon attrape des parasites. Ne négligez donc aucun protocole de prévention.

Nous vous rappelons également qu’il n’est pas prudent de caresser un chat ou un chien que vous rencontrez dans la rue.

De plus, laver votre animal de compagnie à l’eau de javel ou gel hydroalcoolique est extrêmement nocif pour sa santé. Le rincer à l’eau et au savon est suffisant pour le désinfecter d’une quelconque bactérie.

Pour un carnivore, il est souvent difficile de supporter un changement alimentaire rapide. Il est donc recommandé de procéder à une transition alimentaire dans la mesure du possible. Celle-ci doit être effectuée avec précaution. En effet, le temps d’adaptation de la flore intestinale de nos chiens et chats est plus long que chez l’homme. Il faut donc faire les choses progressivement.

Si l’alimentation est spécialisée pour un problème médical (allergie,cœur, diabète, problème urinaire ou digestif), il est préférable de contacter son vétérinaire pour avoir son avis.

Qu’est ce qu’une transition alimentaire et comment procéder ?
Le principe est de passer d’un type de régime à un autre, en faisant évoluer les aliments qui le composent.

Pour habituer votre chien à un nouvel aliment, il suffit de mélanger les nouveaux aliments aux anciens pendant quelques jours et en équilibrant les quantités pour que la ration ne soit pas plus calorique qu’avant.

Concernant votre chat, il aura tendance à être plus méfiant face à la nouveauté. Il s’agit donc d’un travail progressif. Vous pouvez par exemple commencer par lui donner de très petites quantités chaque jour, jusqu’à ce que votre boule de poils s’habitue.

Chaque animal est différent alors soyez patient !

Les vétérinaires s’accordent sur le fait qu’il n’est pas nécessaire de nettoyer complètement son animal après la balade. Si toutefois vous souhaitez lui laver les pattes par précaution, cela doit se faire à l’eau et au savon.

Cependant, nous souhaitons rappeler à tous qu’il ne faut pas désinfecter vos animaux de compagnie avec du gel hydroalcoolique ou de l’eau de javel, même diluée. Ce sont des produits dangereux pour la santé de vos boules de poils pouvant occasionner des brûlures ou des dommages digestifs, voire des troubles du comportement.

Tout d’abord, il faut limiter les contacts avec son chien ou son chat durant cette période, principalement suite à des sorties.

Il est important de rappeler qu’il faut promener votre chien en laisse, tout en restant dans un rayon très proche de chez vous et en respectant la règle de distanciation sociale entre les passants et vous.

Faire un shampoing à votre animal est recommandé si vous savez qu’il a été en contact avec une personne atteinte du coronavirus ; ceci afin d’éviter qu’il ne garde des gouttelettes issues d’éternuements ou autre dans son pelage.

Confiner le chat et limiter les promenades du chien. Conformément aux recommandations de l’Ordre national des vétérinaires, il est préférable de garder les chats à l’intérieur et de limiter les déplacements du chien à de courtes sorties, proches du domicile.

De plus, par précaution, il est judicieux de pouvoir compter sur quelqu’un de votre entourage prêt à s’occuper de votre animal au cas où vous tomberiez malade.

Le risque de contamination par votre animal de compagnie est semblable à celui d’un objet ou de vos propres mains : il peut véhiculer le virus à sa surface. C’est à ce jour l’essentiel du risque plus, ou moins démontré par les études en cours.

Pour vos propres animaux, ne prenez pas d’initiatives dangereuses. En revanche, faites en sorte que leurs sorties soient isolées pour les chiens et le plus réduites possibles pour les chats.

Si pour une raison ou une autre, vous deviez confier votre compagnon à une tierce personne et que vous n’êtes pas sûr vous-même d’avoir pu contracter la maladie, nous vous conseillons de lui faire prendre un bon bain pour limiter le risque de transmission passive.

Pour notre compagnon à 4 pattes, cela fait un changement important de voir ses maîtres rester en permanence à la maison. C’est un peu comme une période de week-end ou de vacances, sauf que votre boule de poils va comprendre rapidement qu’il y a quelque chose qui cloche... En vacances avec son chien, on va généralement en profiter pour faire de longues balades, faire de l’exercice physique ou découvrir de nouveaux endroits. Là, rien ! En effet, durant cette période de confinement, les maîtres exercent pour la plupart une activité sédentaire.
Alors, voici quelques conseils pour que le confinement se passe au mieux.

D’abord, la première règle avec le confinement c’est de le respecter !

Vous êtes autorisés à effectuer des sorties courtes, à proximité du domicile et limitées à 1 heure par jour au total. Bien sûr, il est très tentant de rejoindre le bois ou l’étendue d’herbe pas très loin de chez soi par ces belles journées de printemps, il faut cependant se l’interdire et respecter le confinement de manière intransigeante.

Le risque, si les cas sont trop nombreux dans cette ambiance de tension sanitaire importante, c’est qu’une sorte de bienveillance responsable se transforme en interdiction stricte !

Attention à la prise de poids ! Comme nous tous, votre compagnon risque d’avoir une activité physique réduite. Ce n’est pas forcément bon pour la ligne, même si ce n’est pas non plus un drame. Il s’agit alors de rester raisonnable. Si le confinement diminue beaucoup son activité physique par rapport à l’habitude, pensez à réduire un peu son apport alimentaire (jusqu’à 10 % ).

Paradoxalement, il ne faut pas vouloir s’occuper plus de lui pour compenser. Un chien passe la plupart du temps inactif quand son maître n’est pas là. Il faut donc respecter cet équilibre biologique. Le fait de rester constamment avec lui pendant cette période assez longue pourrait le conduire à ne pas bien supporter votre absence lors du déconfinement.

Veillez alors à garder si possible un peu d’indépendance (le toutou ne doit pas être constamment dans vos jambes par exemple), le faire dormir dans une autre pièce, etc... Ce n’est pas toujours facile en fonction de l’espace dont on dispose mais il faut faire des efforts ; le retour à la normale risquerait d’être très compliqué pour lui.

En pratique, la présence du maître est toujours vécue comme un atout pour le chien. Il n’a donc aucune raison de déprimer ou de tomber malade.
Faire attention à l’équilibre alimentaire reste une mesure préventive utile pour les maladies. Si votre chien semble indifférent ou peu réactif : méfiance ! Le fait d’être confiné ne le dispense pas de tomber malade. Vous pouvez prendre sa température, observer si la couleur et l’aspect de ses urines ou de ses selles sont normaux, etc... Soyez attentifs !

Là aussi, un coup de téléphone au vétérinaire ou via VetCall peut vous aider à prendre la bonne décision.

Votre présence n’est en aucun cas responsable de cette situation mais vous pouvez l’aggraver en perdant votre calme. L’un de ses changements de comportement est un motif recevable de consultation chez votre vétérinaire. Celui-ci pourra vous proposer un traitement atténuant les comportements déviants, voire une castration chimique temporaire pour les mâles. Pour cette dernière, l’effet ne démarre qu’après 2 ou 3 semaines la plupart du temps, il faudra donc se montrer patient.

En pratique, le mieux est de penser à un proche (un voisin confiné et bien portant). Il faut être un minimum sûr que la personne soit de confiance et respecte bien les mesures de confinement pour ne pas devenir à son tour souffrante. Avant de confier votre animal, il est recommandé de le laver intégralement à l’eau et au savon, ou bien à l’aide d’un shampoing adapté. Ces mesures sont d’autant plus nécessaires si vous avez contracté le COVID-19.

En résumé, la situation sera plus facile à gérer si vous anticipez.

Le degré d’urgence de la situation médicale est évalué au cas par cas et par le professionnel lui-même. Il est demandé de différer l’ensemble des actes pouvant attendre : vaccinations, interventions de convenance, contrôles ou suivis médicaux urgents, etc...

Vous pouvez vous rendre chez le vétérinaire seulement après l’avoir contacté par téléphone pour savoir s’il est ouvert et discuter avec lui du cas de l’urgence.

Cependant, la clinique qui vous recevra doit vous imposer les gestes barrières : Une seule personne au plus pour accompagner l’animal, désinfection disponible à l’entrée, distances maximales entre l’accompagnant et l’équipe soignante (beaucoup de cliniques ne font entrer personne) et éventuelle demande de remplir un questionnaire santé avant de vous recevoir.

Enfin, toutes les visites se font donc exclusivement sur rendez-vous et la vente d’aliments et la fourniture de médicaments est autorisée.

Tous les regroupements (salons, foires, expositions...) sont interdits.

Cependant, après de nombreux appels à l’aide des refuges, les déplacements destinés à l’adoption d’un animal de compagnie sont autorisés depuis le 16 Avril 2020. Cet assouplissement des consignes de confinement vise à libérer les centres d’accueil et les fourrières, et éviter ainsi l’euthanasie de nombreuses boules de poils.

Nous tenons à vous rappeler qu’il ne faut pas se rendre directement en refuge. Il faut préalablement prendre contact avec celui de votre choix pour connaître les dispositifs en cours et les gestes barrières à appliquer.